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« Quelle égalité sur le terrain de jeu? » Donne des perspectives aux joueurs sur la discrimination

29 novembre 2021
Les visions brutes et authentiques des footballeurs professionnels sur l’impact personnel de la discrimination dans leurs vies paraissent dans un nouveau rapport de la FIFPRO appelé « Quel égalité sur le terrain de jeu ? »

Anita Asante, le Black Women’s Player Collective, Giorgio Chiellini, Gaby Garton, Vincent Kompany et Quinn font partie des joueurs qui s’ouvrent sur toutes les formes de discrimination sur le terrain, en dehors du terrain, en ligne et en salle de conférence.

Alors que de nouveaux cas de racisme continuent d’entacher le football, au milieu d’abus à peine constatés sur les réseaux sociaux, le rapport cherche à améliorer la compréhension sur l’effet néfaste personnel entraîné par la discrimination, et appelle à traiter le problème avec une plus grande urgence.

Voilà certaines des demandes pour un changement impactant :

  • suivi mondial des abus discriminatoires dans les stades pour mieux comprendre l’échelle du problème ;
  • mécanismes de signalement plus largement disponibles comme les applications de lancement d’alerte anonymes, ainsi qu’un système judiciaire efficace ;
  • premiers soins pour les victimes et survivants, dont une prise en charge du bien-être ;
  • faire de la diversité une priorité dans les salles de conférence, de façon à ce que les décisionnaires soient plus représentatifs et équipés pour gouverner sur de tels problèmes.
What Equal Playing Field

What Equal Playing Field

Ce rapport de la FIFPRO exprime les opinions authentiques et immédiates des footballeurs professionnels sur l'impact de la discrimination dans leur vie personnelle et s'engage à leur apporter un soutien plus urgent.

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Anita Asante, défenseuse d’Aston Villa, affirme que la discrimination contre les footballeurs envahit la vie des joueurs à toute heure à cause des réseaux sociaux : « Pour de nombreux joueurs, le harcèlement ne se termine pas en quittant le terrain : la croissance des réseau sociaux offre un accès direct aux joueurs que les précédentes générations ont eu la chance de ne jamais connaître. Créons une « façon de penser collective » pour que, lorsqu’un incident raciste, sexiste ou homophobe se produise, nous puissions émettre une action coordonnée et retirer le fardeau émotionnel des joueurs concernés. »

L’entraîneur d’Anderlecht Vincent Kompany appelle à une plus grande diversité dans les salles de conférence pour aider à lutter contre le racisme et les inégalités : « Peu de dirigeants du football savent ce que cela fait d’être sur le terrain et de recevoir des bananes, ou de faire l’objet de commentaires sexuels inappropriés et indésirables. Ce n’est pas quelque chose qu’ils ont déjà vécu. Les gens à qui nous demandons de développer des politiques et des solutions sont loin de la réalité de ce que les joueurs vivent. »

Le capitaine de l’Italie et de la Juventus, Giorgio Chiellini, s’engage personnellement à être un allié fidèle de ceux qui font l’objet de discriminations : « J’ai trop souvent vu les attentes de la lutte contre le racisme peser sur les épaules de ceux qu’il affecte le plus. Ou vu le sexisme et l’homophobie être balayés comme un problème qui ne doit concerner que les femmes et les LGBTQIA+. Ceux d’entre nous qui n’ont jamais directement vécu de discrimination doivent se dresser et être de meilleurs alliés, en tant que capitaines, en tant que coéquipiers, et en tant qu’humains. »

“Le football a le devoir de lutter continuellement pour mieux soutenir les joueurs qui sont victimisés”

— de Jonas Baer-Hoffmann, secrétaire général de la FIFPRO

La FIFPRO est fière d’avoir soutenu les victimes et les survivants de ces abus, de s’être battue pour les réglementations sur la maternité dans le football, d’avoir ajouté plus de diversité dans nos comités mondiaux et régionaux et d’avoir renforcé la prochaine génération de dirigeantes à travers le programme pour femmes Ready to Board. Néanmoins, la FIFPRO peut encore faire beaucoup plus en tant qu’organisation.

Voici quelques-uns des engagements de la FIFPRO dans le rapport :

  • définir un groupe d’experts pour répondre aux défaillances dans le protocole en trois étapes contre le racisme « trop indulgent » ;
  • connecter les joueurs aux organes gouvernementaux pour répondre directement au problème que représente la discrimination ;
  • donner aux syndicats de joueurs des outils pour fournir une assistance de premiers soins aux victimes de discrimination.

Le secrétaire-général de la FIFPRO Jonas Baer-Hoffman a expliqué : « Les joueurs qui apparaissent dans les pages de ce rapport apprennent à la FIFPRO et à la communauté du football à quel point il est épuisant et douloureux de vivre la discrimination au quotidien.

Le football a le devoir de lutter continuellement pour mieux soutenir les joueurs qui sont victimisés, et à la FIFPRO, notre devoir est de faire tout ce qui est en notre pouvoir. Le message aux organes gouvernementaux et autres institutions est clair : le football ne parvient pas à répondre à ce problème avec la gravité qu’il mérite. Il est temps de monter en puissance. »