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14 footballeuses entament la formation « Ready to Board »

19 avril 2021
Quatorze femmes vont commencer aujourd'hui le programme « Ready to Board ».

L'initiative de la FIFPRO, en collaboration avec Women in Football, aidera les participantes à évoluer vers des rôles de gouvernance et de direction dans le secteur du football.

Elle fait suite à la récente décision de la FIFPRO de tripler le nombre de femmes au sein de son comité directeur mondial.

Les 14 participantes viennent d'Afghanistan, d'Australie, du Canada, du Danemark, du Guatemala, d'Israël, d'Italie, des Pays-Bas, du Sénégal, de Suède, de Suisse et d'Uruguay. Parmi elles figurent des footballeuses, des membres de syndicats de joueurs, des avocates et des chefs d'entreprise.

Le programme sera dirigé par Ebru Koksal, présidente de Women in Football, et d'autres experts de WIF.

Après avoir travaillé dans la finance, Mme Koksal a occupé des postes tels que celui de directrice générale du club turc Galatasaray et de secrétaire générale de la Fédération turque de football.

La FIFPRO s'est entretenue avec Mme Koksal au sujet de sa carrière et du programme « Ready to Board ».

Est-ce difficile à votre avis de siéger en tant que femme dans un comité directeur du secteur du football ?

Dans ma carrière, j'ai toujours dû trouver ma propre voie. J'ai développé mon style de leadership par moi-même, mais en cours de route, j'ai été témoin de beaucoup de discrimination. Ce n’est pas toujours facile à définir. Ce peut être un simple commentaire sexiste, le fait de ne pas être invitée à un événement social ou de ne pas bénéficier du même niveau d'opportunités. C'est comme un sentiment d'exclusion. On perd confiance. Dans la finance, je ne me suis jamais sentie inhibée de la même manière. Cette peur liée aux affaires n'est pas aussi inhérente que dans le football.

Qu'est-ce qui vous a incitée à encadrer d'autres femmes ?

J'étais confrontée à une période de rebondissement très difficile dans ma carrière lorsque j'ai suivi un cours d'une semaine à Harvard. Nous avons creusé au plus profond de nos vies pour découvrir nos points faibles et nos points forts ; j'en suis ressortie extrêmement inspirée. J'ai ressenti l'envie de trouver d'autres personnes qui avaient besoin d'aide dans leur propre cheminement. Les femmes engagées dans le football ont des idées très intéressantes, mais ne trouvent pas toujours un environnement qui les soutienne. Elles redoutent les commentaires du genre « quelle idée stupide », et choisissent donc de ne rien dire. Un vrai gâchis.

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Que pensez-vous que ces 14 femmes retiendront de ces cours ?

Un étrange soulagement de savoir que nous ne sommes pas les seules à vivre des moments très difficiles dans le football. Il n’y a pas que vous. En Finlande, au Ghana ou au Paraguay, les mêmes problèmes peuvent se poser. Ce sentiment de solidarité vous permet d'apprendre les unes des autres. Vous en ressortirez motivées, inspirées et déterminées à résoudre certains des problèmes auxquels vous êtes confrontées et à apprendre à être confiantes et heureuses.

Pouvez-vous donner quelques exemples de la manière dont les femmes ont bénéficié de vos cours précédents ?

J'en ai de très bons exemples. Il y avait une présentatrice de football indépendante qui s'excusait sans cesse chaque fois qu'elle essayait de justifier ses honoraires et qui ne cessait de proposer une remise. Elle a finalement pris conscience de sa valeur réelle. Une autre femme travaillait au service des ressources humaines d'un club de première division, mais son cœur penchait du côté du football. Elle voulait créer un poste de prise en charge des joueurs et elle a rédigé une proposition expliquant la nécessité de telles fonctions. Elle l'a bel et bien obtenu. Il s'agit d'affronter ses peurs et de gagner en confiance et en influence.

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